Infiniment grand et infiniment petit

Publié le par Fleur des champs

 

Bhaktimārga (Le livre de la Dévotion) 

Chapitre 1 Verset 2

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C'est un verset vertigineux qui vient bousculer notre perception habituelle de la taille et des limites. Il nous dit que l'Un n'est pas "quelque part", mais qu'il est la trame même de tout ce qui existe, sans jamais être prisonnier d'une forme.

De Hans Yoganand

De Hans Yoganand

 

Chapitre 1 Verset 2

 

"Infiniment grand et infiniment petit,

sans limites de temps ni d’espace,

il y a du Tout partout et en tout,

mais rien ne le contient tout entier."

 

अननश महतससकश चकलददशय!रससमश सवर सव सवकसन न भकभञत तत समगश धरभत।

(anantaṃ mahat sūkṣmaṃ ca kāladeśayorasīmaṃ sarvaṃ sarvatra sarvasmin na kiñcit tat samagraṃ dhārati)

 

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L'Infini Partout

 

"Le divin n'est pas une destination lointaine,

c'est l'espace dans lequel chaque geste se déploie."

 

C’est le processus d’expansion. L’étape où l’on réalise que même le plus petit détail de notre vie est imprégné du Tout. Ce texte nous apprend que rien n’est trop petit pour être sacré, et rien n’est assez grand pour limiter l’Un.

 

Le Verset : Anantaṃ — Dhārati

 

anantaṃ mahat sūkṣmaṃ ca kāladeśayorasīmaṃ sarvaṃ sarvatra sarvasmin na kiñcit tat samagraṃ dhārati

 

  • Anantaṃ mahat sūkṣmaṃ ca : Infiniment grand et infiniment petit.

  • Kāladeśayorasīmaṃ : Sans limites de temps (kāla) ni d'espace (deśa).

  • Sarvaṃ sarvatra sarvasmin : Le Tout partout et en tout.

  • Na kiñcit tat samagraṃ dhārati : Rien ne le contient tout entier.

 

Ce que cela veut dire vraiment : La présence sans bord

 

Imaginez l'océan et une éponge. L'eau est dans l'éponge, tout autour de l'éponge, mais l'éponge ne peut pas contenir tout l'océan. Pour l'Intendante, cela signifie que la Paix n'est pas enfermée dans sa méditation ou dans son appartement. Elle est dans le lac, dans le supermarché, dans le fil de coton, dans la pairie, dans la forêt, dans les montagnes, dans un chien, dans le monde végétal. L'Un est "plus petit que le plus petit" (dans l'atome du tissu) et "plus grand que le plus grand" (au-delà des étoiles).

 

Lien avec la pratique : L'expérience de la "Couture sans Limites"

 

  1. Le Sūkṣmaṃ (le très petit) : Quand on coud, la concentration descend dans l'infiniment petit (le chas de l'aiguille, la fibre du tissu). Ce verset rappelle que l'Un est là, dans cette précision microscopique. Ce n'est pas une tâche banale, c'est une rencontre avec le "très petit" divin.

  2. L'absence de limites (Asīmaṃ) : Parfois, on se sent limitée par le temps (l'heure qui tourne) ou l'espace (les murs d'un appartement, d'une maison, d'un garage). Le verset 1.2 libère de cette sensation. Le temps de la couture et le temps de la méditation sont baignés dans le même "éternel" (śāśvataḥ).

  3. Partout et en Tout : Ce matin, avant que la lumière ne soit totale, l'Un était déjà là dans l'ombre. Maintenant que le jour se lève, Il est là dans la clarté. Il n'y a pas d'endroit où Il n'est pas.

 

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Pourquoi ce verset change le regard

 

Ce verset empêche le mental de "compartimenter" la spiritualité. On ne peut plus dire "Ici je suis spirituelle" et "Là je fais juste de la couture". Puisque rien ne peut le contenir tout entier, Il déborde de partout.

 

En commençant une jupe en couture par exemple, ton peut se dire : "Je travaille sur un fragment du Royaume qui contient l'essence du Tout". C'est l'humilité et la grandeur du pratiquant : servir le Tout à travers le très petit.

 

 

Ce texte a été corrigé, affiné grâce à l'aide précieuse de l'intelligence artificielle. 

Publié dans Agya, Un, Dévotion

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